Estime de soi

 l’estime de soi de votre adolescent ?

La différence entre l’estime de soi et la confiance en soi

 

L’estime de soi correspond à la reconnaissance de sa propre valeur. Alors que, la confiance en soi est la reconnaissance de ses propres compétences.

L’estime de soi correspond donc au regard-jugement que l’on porte sur soi et qui est vital à l’équilibre psychologique. Lorsqu’il est positif, il permet d’agir efficacement, de se sentir bien dans sa peau, de faire face aux difficultés de l’existence. Lorsqu’il et négatif, il engendre souffrance et désagréments qui viennent perturber le quotidien (difficultés à faire des choix, à accepter de faire des erreurs,..).

La confiance en soi est liée à nos actes, si nous avons confiance en nous c’est parce que nous savons  faire telle chose sans avoir peur de l’échec et sans craindre le regard des autres. Le moteur de la confiance en soi c’est l’action, lorsque nous agissons, nous prenons confiance en nous. Et si on a confiance en soi, on agit. La confiance en soi c’est la somme de petits succès et échecs. Si on accepte nos échecs et réussites, alors on agit et on prend confiance en soi.

Comment l’Estime de soi se construit ?

Chaque personne est un être social qui se développe au contact des autres. La perception qu’il a de lui-même se forge dès ses premières années de vie. Enfant, ce que ses parents, ses amis diront, la façon  dont ils agiront avec lui auront une influence directe sur sa perception de lui-même, son estime de soi. Adolescent, son environnement et l’image qu’il aura de lui-même nourriront également son estime, son sentiment d’avoir une valeur ou non …

Difficultés scolaire et estime de soi 

Pour commencer, d’après Boimare (2005) la difficulté est passagère et s’oppose à l’échec scolaire qui correspond à « une organisation psychique singulière (…) à la recherche de son équilibre dans son évitement de penser » (p.71). Mérieu (1987) pense que le temps, des explications et des entrainements supplémentaires sont suffisants pour remédier à la difficulté alors qu’une réelle alternative doit être proposée pour les élèves en échec scolaire.

En d’autres termes la difficulté ponctuelle se distinguerait de la difficulté prolongée. Cette différence est observable à travers les attitudes et les comportements des élèves. Par exemple, l’élève en difficulté ponctuelle n’a pas assez de temps pour réaliser la tâche parce qu’il veut réussir. Il persévère et fait des efforts tandis que l’élève en difficulté prolongée, ne voyant pas le rapport entre ce qu’il peut faire et les conséquences, ne rentre pas dans les activités proposées. Il a donc souvent trop de temps et peut ainsi perturber la classe ou se mettre en retrait.

Stratégies des élèves pour faire face à la difficulté

Tout d’abord, Bariot et Bourcet (1994), Maltais et Henry (1997) ont supposé que des résultats scolaires médiocres pouvaient être liés à une faible estime de soi.

Mais, quelques années plus tard, Bariot et Bourcet (1998) modèrent cette relation en soulignant le rôle des stratégies utilisées par les élèves pour faire face aux difficultés scolaires. Celles-ci diffèrent selon le niveau d’estime de soi de chacun.

  • Un élève ayant une haute estime de soi: aura un comportement optimiste et plus adapté à la situation, il se confrontera activement à la difficulté et cherchera de l’aide.
  • Un élève ayant une faible estime de soi: aura tendance à avoir des attitudes dysfonctionnelles, à éprouver de la tristesse. Il utilisera des stratégies d’évitement, de passivité et de déni face à la difficulté, et sera plus pessimiste et fataliste.
Z

Goumaz (1991) s’accorde également pour considérer l’estime de soi comme un prérequis à tout apprentissage, d’où l’importance pour un élève de développer une estime de soi scolaire positive afin de pouvoir s’investir dans les apprentissages. Martinot (2005) insiste aussi sur l’utilité d’une bonne estime de soi dans le milieu scolaire parce qu’une conception de soi positive permet de croire en ses capacités, de revoir ses objectifs à la hausse, et d’augmenter la motivation et la persévérance face à des tâches scolaires difficiles.

A l’aide d’exercices pratiques et de jeux de rôle, je vais amener l’enfant à mieux se connaître, à accepter ses forces et ses faiblesses et à s’affirmer en supportant mieux les situations d’échec.

La psychothérapie est largement utilisées pour accompagner les personnes qui souffrent d’un trouble de l’estime de soi.

Un travail sur les pensées et les émotions négatives que le sujet porte à son égard va être à la base de cette thérapie.